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Punkrockhardcorefolketc

Moi avec j’étais à Osheaga dimanche faut croire

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3 août 2010

   

Il y a de cela quelques mois Péloquin envoie un e-mail aux collaborateurs pour savoir qui veux couvrir Oshega en échange d’un billet gratuit. Il nous fait bien comprendre qu’il s’attend au une couverture béton de notre part. Oui, il a bien insisté sur le mot «béton». Je lui dis que je suis intéressé en me disant qu’il faudrait vraiment qu’il soit une crisse de graine pour me choisir et qu’il s’attende à ce que je lui envoie un texte qui va secouer tout le world wide web. Ce type a quand même une maitrise il a donc dû se rendre compte depuis un bon bout que je ne sais pas vraiment écrire. Il me choisit pareil. Constat: André Péloquin est une crisse de graine.   

   

Je me tape le nouvel album de Matt Skiba que, soit dit en passant, je trouve excellent, en me rendant sur le site. Je rencontre Mike Savard et on entre. On se dit que c’est dégénéré que, selon un e-mail qu’on a reçu, il y aurait quatre cents médias qui couvrent Osheaga. Aaahhhhhhh la démocratisation des médias.  

   

Le premier band sur lequel on tombe est Galactic with Ceryl Neville. Je me dis que ce band doit être déçu en tabarnouche étant donné qu’ils se sont sûrement fait dire par d’autres bands que «Hey les gars vous allez voir Osheaga c’est malaaaaade !».  

   

On va faire un tour à la tente des médias juste parce qu’il faut quand même pouvoir se claquer la gueule qu’on est allé backstage à Osheaga. Y’a crissement rien à voir là. Savard me raconte qu’il a fait le coup du faire semblant de parler au cellulaire et marcher vraiment vite pour se faufiler un peu plus loin dans les dédales du monde du backstage. Ce gars là est très core. Il m’a raconté qu’il à fait de la poudre sur les fesses d’une fille avec le guitariste de Slayer. En tout cas, me semble que c’est ça qu’il m’a raconté.  

   

 Il veut ensuite aller rejoindre son frère à l’entrée. Mais minute Mike, on était avec ton frère avant d’entrer, pourquoi il ne nous a pas suivi. «Ben, il voulait passer une bouteille de gin alors je voulais pas être avec lui.» OK, ce gars là n’est pas core finalement. Il veut aller chiller sur la colline. Je veux aller faire un tour de reconnaissance. Il me dit «On se retrouve plus tard». Je lui dis oui pour le rassurer. Mais dans le fond je sais très bien que dans un festival du genre, un peu comme à la guerre, quand on n’a pas de cellulaire, on ne se retrouve jamais.  

   

En me promenant sur le site je me ramasse quelques cartes de download gratuit d’Itunes, me demande crissement c’est quoi l’affaire du gros cube blanc Bell avec un décompte, observe les filles Budweiser avec leurs bottes de pluie rouge, passe devant la scène des arbres, passe devant la zone du Piknick Électronique et me pose quelques questions, passe devant le Pick-Up et me dis que c’est là que je vais souper plus tard, arrive à la scène verte et vois Sennheiser Winner que je ne trouve pas mauvais du tout après un gros cinq minutes d’écoute, continue par le passage secret et reviens à la scène principale pour réaliser que c’est encore Galactic with Ceryl Neville qui joue. Ils sont en train de se taper un gros jam. J’haïs les bands qui font juste jammer et improviser sur scène.  

Ariel

Je décide donc de continuer à glander, pogner plus de cartes Itunes, croise Campbell à la tente M pour Montréal, on jase de Turquie parce qu’il en revient et que j’y suis allé en 2006. Je tombe plus sur la performance de Ariel. Je pogne un léger mal de tête. 

 

Brian Fallon
Brian Fallon

Je retourne vers la scène principale en attendant le début de The Gaslight Anthem. Je me tape un peu de Ian Kelly que je ne trouve pas mauvais du tout. J’avais jamais entendu parler de ce gars de Montréal avant. C’est ben pour dire. Toujours est-il que je pogne une place pour Gaslight Anthem quinze minutes avant le début de leur set. Je suis a coté d’un gars avec une caméra cool et il se met à prendre des photos de Brian Fallon qui embrasse sa femme avec son super zoom. Je me dis qu’il est un peu trop fan. Je me rends ensuite compte que Tim Barry est sur le coté du stage. Je décide donc de prendre une photo avec mon zoom poche. 

 

Tim Barry

Je me rends compte que sur certains amplis se trouvent un crucifix et un coq. Je trouve le détail intéressant. Je capte alors la conversation du gars à la super caméra avec d’autres anglos. Il leur raconte qu’il vient de Toronto ou de quoi du genre et qu’il a vu Bruce Springsteen environ deux cents fois. Euh…OK. Les gars de Gaslight se pointent sur scène et Brian Fallon a l’air content en sale d’être là. Ils commencent ça, comme on pouvait s’y attendre, avec Amercian Slang. Puis les chansons s’enchaînent, la foule grossit, tout le monde à du fun. Pour vrai moi je les ai trouvés excellent. Très excité par le future de ce band. 

 

   

Pas jugé pertinent de me faire cuire à écouter Arianne Moffat. Est-ce qu’elle a vraiment fait un cover de Paper Planes de M.I.A. ? Oh well…  

   

Est-ce que vous lisez toujours ?  

   

Horse Feathers

Je me laisse convaincre quelques chansons par le alt-country/americana de Horse Feathers avant d’aller voir The Black Keys et de me rendre compte que je n’étais pas le seul à avoir eu ce plan. Il commençait à y avoir du monde à messe. Mais sérieusement, ciboire qu’ils déchirent sur scène ces types. Le son rentrait et ces gars là sont là dans un seul et unique but: rocker. J’ai essayé de faire une entrevue avec Patrick Carney, le drummer, il y a environ deux semaines mais la conversation a coupé après huit minutes pendant qu’il conduisait quelque part dans l’étant de New York. Étrangement tout a coupé à la seconde où j’ai prononcé le nom Barcak Obama. J’aurais bien publié nos huit minutes de jasage mais le son avait juste pas d’allure et je ne comprenais rien. Enfin bref, après vingt-cinq minutes de cuisage intense au soleil j’ai décidé d’aller chercher un peu d’ombre. J’espère vraiment qu’on va avoir droit à un show de Black Keys en bonne et due forme prochainement. Je suis allé voir Dan Auerbach il y a un petit bout et j’ai été tellement déçu. Je trouve son album tellement malade mais c’était quoi ce band qui l’accompagnait ? 

 

   

En allant me chercher de l’ombre qui est-ce que je ne vois pas en train de chiller comme un vilain dans la zone Sympatico ? Mon bon ami Jeff Rioux d’Emoragei Magazine et nul autre que François Legault. Il me compte qu’il mange gratisss depuis deux jours, gosse avec de la sueur de guitariste, joue à Guitar Hero en soirée pis d’autres affaires ben drôle. C’est toujours cool jaser avec Jeff Rioux. Vous devriez essayer.  

Jeff Rioux

On va se taper We Are Wolves. Je suis un fan de ce band mais je ne les avais jamais vus. Pas déçu mais alors pas pantoute. Ça rentrait au poste, le monde était dedans pis les filles autour de moi étaient en shorts short. Bon choix de chansons et bonne énergie (plus une description bidon et classique sivouplè). Ma plus grosse surprise de la journée. Je pense que je vais me griller un vrai show de leur part un moment donné. 

 

   

Nous sommes loups

 Je voulais voir Snoop Dogg. Seulement quelques chansons en fait. Je me demandais à quoi ça allait rimer ce truc. Il fait son entrée sur scène sur rien de moins que le son de Carmina Burana. Attention tout le monde, son altesse arrive. Dès ses premiers mots je vois ben tout de suite que le gars est un maître dans l’art d’animer et de faire embarquer une foule. Il commence avec un de ses classiques que je connais de son mais pas de nom. Faudrait que je demande à Fred Naud. Big up à son micro ! 

 

  Je vais faire un tour a Jon Spencer Blues Explosion parce qu’on m’avait dit que c’est le genre de band que je pourrais ben aimer moé. Pus capable après 4 minutes. Salut Luc !  

  En retournant pour pogner Sonic Youth je croise Pawa Up First. Je me demande quelques secondes si j’ai le goût de checker ça. Puis finalement, non. Étrange comment j’ai perdu tout intérêt pour ce band presque du jour au lendemain. Je pense toujours que leur premier album sur Dare To Care est on sale chef-d’œuvre par contre.  

  Là je dois avouer que je ne connais que dale à Sonic Youth. Je ne peux même pas vous fredonner une chanson. C’est clair que quand je vais dans un festival où ce band légendaire joue, je me dis que je me dois d’aller les écouter. Mais c’est pas avec ce que j’ai vu hier que je vais aller m’acheter un album. Fallait surement être un fan fini pour apprécier ce show.  

Ensuite, direction Frank Turner. Je suis très fan du gars et de sa guitare. Pas été déçu par ses deux shows que j’ai vu avant et bien content pour lui de jouer à une place où il s’est surement ramasser quelques nouveaux fans. Il commence évidement son set avec Try This At Home, se fait rejoindre sur scène par Tim Barry qui l’accompagne à l’harmonica sur la chanson Dan’s Song. Pas le choix de penser à mon ami Dan quand j’entends cette chanson. Est-ce que je vous ai déjà parlé de Jungle Dan ?  

   

Frank Turner et Tim Barry

Il nous a encore joué sa chanson en français, Putain de voleur de merde, qu’il a écrite quand il sortait avec une française. J’adore le mec mais je pense qu’il pourrait la retirer de son répertoire la prochaine fois. Il nous a aussi raconté l’histoire de la fois qu’il est allé manifester et fait encercler par les policiers. Son exfatigante est apparue et il s’est dit qu’il ne pouvait juste pas passer plusieurs heures avec elle. Il est allé voir le chef des policiers pour lui expliquer son histoire. Le policier l’a regardé, lui a crissé un coup de bouclier, l’a trainé dans une ruelle à l’écart des regards des autres policiers, l’a agrippé par le collet et collé sur un mur, l’a regardé dans les yeux et lui a dit: «Run !». Me rappelle plus trop pourquoi il nous comptait ça dans le fond. Il aussi joué une courte nouvelle chanson et une longue et excellente nouvelle chanson qui dit que le rock’n’roll est sa religion et qui aurait cru que quelque chose comme le rock’n’roll allait sauver autant de gens. 

 

  En attendant de me faire trainer vers le show de Devo je me la coule douce dans la tente de Sympatico. En lisant le SPIN j’apprends des tonnes de choses sur Eminem dont: c’est lui qui a vendu le plus d’albums depuis le début du millénaire, il sort de rehab, qu’il est viré fou a un moment donné et s’est mis à écouter Rocky 150 fois puis qu’il ne veut pas apprendre à se servir d’un ordi sinon il à peur de toujours être là-dessus et de regarder tout ce que les gens disent sur lui. OK.  

  Devo. Sérieusement ils me faisaient un peu peur ces vieux types qui se donnent encore comme si ils avaient vingt-cinq ans avec leurs moves et leur écran arrière un peu psychédélique. Le monde était dedans en sale et ils menaient bien leur affaire. Fallait voir Rioux qui se prenait pour baby-boomer avec ses moves de dance. Il trippait comme un gamin le Godfather.  

  On se dirige vers Weezer. Première fois de ma vie que je voyais cette band de jeune geeks qui ont beaucoup vieillit. Moi qui pensais les retrouver comme sur le cover de l’album bleu. Bien content de leur choix de chansons pendant les vingt minutes que j’ai été là. Bien content aussi de voir Rivers courir jusque sur l’autre scène, briser un violon et s’énervouiller. C’est surement le genre de chose que j’aimerais faire si on me donnait le mandat de fronter un band qui joue devant tant de monde et qui dispose d’un aussi gros terrain de jeu. Quand je suis parti j’ai demandé à Rioux sur quel album était la chanson que Weezer était en train de jouer. «Le dernier, le plus plate». Moi je la trouvais bonne. Je pense que je vais aller me le pogner le dernier album.  

   

Tim Barry

Je m’éloigne de la foule pour me diriger vers le show que j’attendais le plus de la journée: Tim Barry. Je vous ai déjà dit que je trouvais que Tim Barry est un véritable héro ? C’est l’ancien chanteur d’Avail qui a décidé d’agripper une guitare acoustique si jamais vous ne vous l’étiez pas encore fait dire deux cents fois. Pas pantoute son genre festival mais il est en tournée avec Gaslight Anthem alors il s’est fait trouver un spot sur une petite scène à 11h00 le soir en même temps que Weezer. J’ai pas pus m’empêcher de penser au Vans Warped Tour de 2000 quand Avail avait justement fermé le festival après NOFX et que le 3/4 du site s’était vidé. Quel moment mémorable. J’avais jamais rien vu de tel. Jamais vu un chanteur et des musiciens se donner de même. Jamais vu un band avec un cheerleader comme BeauBeau. Jamais vu un band vouloir se battre avec les bouncers en plein milieu d’une chanson parce qu’ils faisaient chier je sais pas trop qui. Je le pense encore aujourd’hui: c’est le meilleur show que jamais vu. Anyways, il nous envoie son classique Dog Bumped dans lequel il parle d’un gars qui s’est valu vingt-huit de prison pour avoir dit à la police que c’est lui qui avait buté le chum de sa petite sœur parce qu’il la battait. Il la chante avec tellement de conviction, c’est tellement beau. Il a ensuite joué quelque chose comme deux autres chansons dont Prosser’s Gabriel qui est à propos d’un esclave qui a tenté de se révolter à Richmond,VA avec d’autres esclaves il y a deux cents ans mais qui s’est fait écraser avant de se retrouver dans une fosse commune avec d’autres esclaves. Le lieu de cette fosse commune est maintenant recouvert par un parking pis ça il ne le prend pas pantoute. Il a ensuite dit au soundman qu’il pouvait aller s’amuser parce qu’il voulait débarquer du stage et jouer sur le plancher. On s’est donc retrouvé une cinquantaine en rond autour d’un Tim Barry qui nous a joué quatre ou cinq de ses ‘’classiques’’ et nous a servi une nouvelle chanson qu’il nous a bien demandé de ne pas mettre sur Youtube ainsi que sa fameuse phrase: «I’m not afraid of dying. I’m afraid of not living.» Ça a bien du sens. Merci pour ces mémorables quarante minutes monsieur Barry. J’aurais bien pris une photo ou une vidéo mais je ne voulais pas gâcher le moment. 

 

 Fini.

3 commentaires
  • Mélanie Jannard
    3 août 2010

    Trop edgy.

  • Mike Savard
    9 août 2010

    L’initiative de parler au cell pour aller backstage est un plan de neille signé Klimbo. Y a une mauvaise influence auprès des jeunes journalistes chastes et purs…

  • Mike Savard
    9 août 2010

    PS: Le move d’la bouteille de gin a fonctionné.

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