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Peu importe le bon temps ou les mauvaises passes, tu te retrouves toujours à la même position avec toi-même: PLUS MINUS interview

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17 juin 2010

Corrigez moi si je me trompe mais peu de groupes hardcore montréalais ont joué autant de shows que PLUS MINUS dans la dernière année. Le groupe remet ça dimanche le 20 juin au Underworld avec Death Treath et Enforcers qui jouera son premier show et que je suis assez curieux de voir. Entrevue avec 2 des gars le plus passionnés de hardcore et de musique en général que j’ai rencontré dans ma vie.

Quand vous est venue l’idée de ce band pour la première fois ? L’idée principale coté son, mindset et attitude c’était quoi ? Pourquoi le nom PLUS MINUS ?

Tremblay: Simon est le cerveau qui a eu l’idée. On s’est parlé 2 ou 3 fois de partir un projet, puis on a commencé à pratiquer pas très longtemps après. On voulait avoir un groupe avec les influences des bands qu’on apprécie puis faire de la musique groovy et pissed sans rien de glamour ou de fancy. Plus Minus parce que Outburst et Mobb Deep étaient déjà pris.

Hugo: L’idée de partir le band a commencé avec Simon, avec qui je travaillais dans ce temps là, début 2008. On se connaissait déjà depuis quelques années mais on n’était pas vraiment proche, donc à force de jaser de tout et de rien on a remarqué qu’on s’entendait bien et on a commencé à jaser de faire des petits jams pour le fun. Simon avait déjà une compo, il m’a fait écouté, j’étais down avec ses idées donc à partir de là il a recruté Ben de Final Word à la basse et Louis de Kraken aux drums. On a ensuite demandé à Tremblay de fronter le band, on s’est regroupé et voilà. Le band existe officiellement depuis septembre 2008, mais le nom Plus Minus est arrivé seulement début 2009.

L’idée principale derrière tout ça était de faire un band hard et groovy, influencé par nos bands préférés et le NYHC du début des années ‘90. De là on a monté notre première chanson sans vraiment copier un autre band et on a composé le reste du démo en une année environ. On a emprunté quelques riffs mais on les a transformés par contre.

Le nom Plus Minus, à la base, provient du premier LP de Breakdown, qui se nomme « +/- ». Simon est arrivé avec le nom et j’ai fait pas mal de pushing pour ce que ca devienne le nom officiel. Je pense qu’on a eu au moins 5 autres noms avant ça. Avec le temps j’en suis venu avec ma propre définition du nom, « Plus Minus » dans le fond, c’est zéro, pas de positif, pas de négatif. Peu importe le bon temps ou les mauvaises passes, tu te retrouves toujours à la même position avec toi-même. Je sais pas si ça fait du sens mais je me comprends.

 

Quels sont les 3 groupes qu’on peut mettre dans un blender et dont le son va donner celui de PLUS MINUS ?

Tremblay: Dmize, Gang Starr et Anthrax.

Hugo: Personnellement je dirais Breakdown, Dmize et peut-être les 2 premiers Biohazard, le tout sans les bouts rapides? Honnêtement je sais pas. Petite touche d’Obituary aussi dans le riffing. Le nouveau stock de Plus Minus ne ressemble pas vraiment à autre chose en ensemble d’après moi.

 C’est quoi  votre prochaine parution ? Où sera la différence avec votre démo ? Des projets de tournée ?

Tremblay: On va avoir notre démo avec des nouveaux vocaux pour notre prochain show. On écrit des nouvelles chansons pour quelque chose qu’on voudrait sortir dans l’année qui s’en vient. Je crois que les nouvelles chansons sont beaucoup plus matures et next level.

Question tournée pour nous ceci est pratiquement impossible, je retourne a l’école car je commence mon secondaire 1, Louis a 6 autre groupes, 5 enfants, 4 femmes, 3 jobs , 2 char et une chambre chez sa mère , Simon a du plâtre à faire, Benoit est rendu trop vieux pour ce genre de chose mais Hugo il aurait le temps.

Hugo: Pour le moment on ne sait pas trop encore parce que on est encore en train de composer, mais on aimerait sortir un EP avec le nouveau stock cet automne ou dans les environs. On a aussi parlé de faire un 4-way split avec d’autres bands montréalais. Et y’a un band de Californie, Soul Search, qui serait intéressé à faire un split avec nous donc on ne sait pas trop pour le moment.

La différence avec le démo, c’est tout simplement qu’on passe à un autre niveau et d’après moi, y’a absolument aucun autre band en ce moment qui sonne comme le nouveau Plus Minus. Ça peut paraître prétentieux à dire, mais le stock à aucun rapport avec le démo. Ouais c’est toujours hard et groovy, mais y’a vraiment un mood pour chaque pièce et je suis vraiment fière de la job qu’on à fait. On s’est définitivement amélioré.

Et malheureusement pas de tournée pour nous, à moins qu’on gagne le million, car y’a personne dans le band qui peut se libérer pour faire de la tournée, à part moi car j’ai pas grands choses qui m’en empêchent ici.

 

Est-ce que la scène hardcore de Montréal se porte bien ? Elle est où la différence entre la scène de 2000 et de 2010 ? Est-ce qu’elle a bien vieillit ?

Tremblay: Montréal est encore en vie mais comme toutes les villes elle à ses hauts et ces bas. Moi et Fred (TREMBLAY INC) essayons de booker quelques shows quand on peut et surtout quand on a les offres. C’est nous qui avons fait venir Guns Up puis Death Threat au début de l’année.
Je crois que la différence est que les shows sont beaucoup plus divisés maintenant si on compare a avant quand on pouvait retrouver Hot Water Music sur le même show que Buried Alive.

Hugo: La scène est définitivement plus divisée qu’elle l’était, dans un sens c’est poche, mais dans un autre sens c’est correct car comme ça plus personne chiale que ça pue, ou plus personne chiale que le monde dansent trop fort.

 

Tremblay, tu reviens d’Europe en tant que roadiepour un band. La ville qui t’a le plus impressionné coté show ?

Tremblay: Tilburg en Holland. C’était le Neurotic Death Fest. Vraiment énorme puis en plus j’ai eu la chance de voir Kickback.

 

Le meilleur professeur d’histoire du hardcore que vous connaissiez ?

Tremblay: DJ North Face, AOW Nick, Spoiler et Mike the Mosher

Hugo: DJ North Face, un de nos meilleurs potes HC, un gars du Connecticut qui à déjà vu des shows à l’Anthrax, je pense le premier show qu’il à vu c’est Danzig avec Murphy’s Law en 88. Quand même cool. Le dude a une des meilleures collections de disques que j’ai vu, tout en first press, des classiques Hip-Hop aux derniers bands sketchy Oi! du UK. Sinon pour l’histoire de la scène québécoise, j’aime bien écouter Nick de Final Word parler de shows crust-punk à Granby au début des 90 ou de nerdiness HC en général. Même chose pour Fred et Ben, qui ont eux aussi fait un petit bout de chemin de plus que nous dans la vie. Mais honnêtement, n’importe qui ayant suivi la scène HC avant l’arrivée majeure d’internet va avoir mon attention sans fautes.

 

Urban Discipline ou Humanity Is The Devil ? Pourquoi ?

Tremblay: Urban Discipline. J’adore Humanity Is The Devilmais coté lyrics, son, attitude j’aime mieux l’image que Biohazard avait.

Hugo: Ça dépend des jours, des jours tu feel plus wigger et d’autre tu feel plus antisocial. Mettons que je vote pour un mix des deux et je vais y aller avec E-Town Concrete, Time 2 $hine.

 

Le show le plus dangereux auquel vous avez assisté ?

Hugo: All Out War/Merauder/100 Demons dans le Red Hook à Brooklyn en 2006 c’était quand même pas pire, mais pas nécessairement dangereux, malgré la tension qui régnait dans la salle.

Tremblay: À Montreal: Cold As Life & Diecast. USA: Hellfest 2004 au New Jersey puis Death Threat avec Shattered Realm à Albany.

 

 Aimeriez-vous mieux prendre une bière avec Vinnie Stigma, John Joseph ou Freddy Cricien ?

Tremblay: Stigma.

Hugo: Vinnie Stigma sans aucun doute. Ça serait cool avec les 2 autres aussi mais Stigma c’est autre chose. Y’a quelques sujets que j’aimerais aborder avec lui. Genre pourquoi déjà en 1990 il jouait pas pluggé.

 

Une période de l’histoire de la musique/scène HC, dans une ville en particulier si vous voulez, que vous auriez aimé vivre ?

 Hugo: New York City de l’arrivée des Bad Brains au A781 aux débuts de Crown of Thornz.

 Tremblay: Les années ‘90 à New York City.

 

Est-ce qu’il y aura un jour un autre numéro du zine LIFERS ? Est-ce qu’il y a des entrevues sur lesquels vous travaillez présentement ? Un band/personne que vous rêvez d’interviewer (pas nécessairement dans le punk/hc)

 Tremblay: Oui on travaille tranquillement sur le numéro 3. Interview avec Reapers Records, Trash Talk, Downpresser, Drug Test et beaucoup plus.

Hugo: D’ici la fin de l’année. Personnellement je travail sur un article sur l’Inco qui va être pas mal cool. Sinon mon rêve serait probablement d’interviewer Kool G Rap. J’ai tellement de questions.

 

Quel est l’aspect du hardcore qui fait qu’après plusieurs années vous y soyez toujours autant impliqué et passionné ?

Hugo: Je sais pas, je pense que c’est naturel. J’ai vu mon premier vrai show HC y’a 10 ans et je savais déjà dans ce temps que ça allait faire parti de ma vie à long terme. Je m’imagine pas sortir du HC, me faire pousser les cheveux, m’acheter une caméra 35mm et prendre des photos dans des partys hipsters. Malgré le fait que j’écoute vraiment de tout et que je suis vraiment ouvert d’esprit, y’a pas grands choses qui égale les drums de l’intro de « It’s The Limit ».

 

Qui joue dans Enforcers ?

 Hugo: À la base c’est Fred Tremblay aux vocales, Simon Plus/Minus à la guitare et Ben PM à la basse. Ils m’ont demandé pour jouer la 2e guitare car ils avaient besoin d’un excellent guitariste, et finalement ils m’ont prit quand même. Ensuite s’est ajouté Chris Hogan aka Boner Hogan aux drums. On enregistre le démo fin juin. J’ai hâte de faire entendre ça au monde.

DÉMO PLUS MINUS

www.myspace.com/plusminusmtl

www.lifersmtl.com/

 

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